dimanche 28 juin 2009

L'art des rickshaws

Difficile de ne pas tomber sous le charme des rickshaws de Dhâkâ, qui sont pour la plupart d'authentiques oeuvres d'art.



L'arrière des rickshaws est richement décoré et la plaque métallique surmontant l’essieu arrière est carrément un tableau !




Les thèmes d'inspiration sont variés : stars de cinéma, scènes rurales, allégories, monuments, ode au progrès,..


C'est un véritable art populaire, exécuté par des artistes anonymes mais talentueux !




Voir également http://www.artsricksha.com/ pour une approche systématique du sujet.

Les rickshaws de Dhâkâ


Les rickshaws font partie intégrale du paysage urbain de Dhâkâ, que d'aucuns appellent la capitale mondiale du rickshaw.Les (environ, on ne sait pas vraiment combien il y en a) 400000 conducteurs de rickshaw ("rickshaw-wallah") ont bien du mérite de pédaler dans des conditions plus que pénibles : sous 35° au soleil, pendant la mousson,..



Tout ça pour quelques dollars par jour...


En plus, les autorités les pourchassent !
D'une part, ceux qui n'ont pas de licence se voient confisquer leur véhicule.
D'autre part, on veut carrément leur interdire certaines avenues de la ville, sous prétexte qu'ils seraient la cause des embouteillages (monstres, il est vrai) de Dhâkâ.



Heureusement, des voix s'élèvent pour prendre leur défense, telle que l'ONG "World Car Free".
http://www.worldcarfree.net/dhaka/


Comment imaginer, en effet, supprimer cette activité qui :
- rend service aux habitants de Dhâkâ,
- offre un emploi (et une dignité) à plusieurs centaines de milliers d'hommes non qualifiés,
- permet de faire vivre environ 5 millions de personnes,
- est non polluante,..



On souhaite donc bon courage aux "rickshaw-wallahs", en espérant quand même que pour leurs enfants d'autres alternatives soient offertes pour gagner un salairé décent !



Voir également sur http://www.carnet-rickshaw.com/article-11568111.html un reportage complet sur les conditions de vie des "rickshaw-wallahs".

Dans les rues de Dhâkâ


Dhâkâ est la capitale du Bangladesh.
Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Dhâkâ





C'est une mégalopole de près de 13 millions d'habitants, dont la population a quadruplé en 25 ans !


Elle garde le taux d'expansion le plus élevé de la planète (avec notamment 1000 nouveaux arrivants des campagnes ....par jour).
Il suffit de s'y balader quelques minutes pour se rendre compte de l'agitation perpetuelle qui prévaut.


Le Bangladesh est un des pays les plus pauvres du Monde et Dhâkâ ne fait pas exception :
- 30% de la population vivrait dans des bidonvilles.
- Près de 40% de la population vivrait avec moins d'un dollar par jour.


Le travail "informel" est donc malheureusement roi à Dhâkâ.

Dhâkâ est notamment la capitale mondiale des rickshaws, ces taxis à pédales que l'on voit encore dans les grandes villes du sous-continent indien en ou Asie du Sud-Est.


Il y aurait 400.000 rickshaws à Dhâkâ ! Dont la plupart n'ont pas de licence officielle...
Ils seraient menacés par les autorités, qui leur attribuent un grand nombre de maux, dont les gigantesques embouteillages de la ville..
Heureusement, le dossier est suivi par des ONG.

Lutter contre les problèmes existants et à venir dans des domaines tels que Education, Santé, Accès à l'eau courante,..
...sans oublier les effets du réchauffement climatique que l'on prévoit marqués au Bangladesh...
Nombreux sont les défis à relever pour les autorités du Bangladesh à l'aube du 21ième siècle !
On espère que les prédictions pour le moins pessimistes de Mike Davis, l'auteur du "Pire des Mondes Possibles" ne se réaliseront pas !

jeudi 25 juin 2009

Le marche de Nishiki (Kyōto)


Le marché de Nishiki, situé au centre de Kyōto, donne une bonne idée de ce qu'est la gastronomie japonaise, qui est 10 fois plus variée que l'image qu'on en a ici (sushi ou yakitori).





On y trouve la plupart des ingrédients de cette cuisine ainsi qu'un nombre incroyable de petits restaurants où on sert des plats tous plus appétissants les uns que les autres.


On voudrait avoir plusieurs estomacs pour au moins goûter un échantillon de chaque met ainsi proposé.











Comme on dirait à Marrakech : c'est pour le plaisir des yeux !

mardi 23 juin 2009

A bord du shinkansen


Le Shinkansen (http://fr.wikipedia.org/wiki/Shinkansen) est le train japonais à grande vitesse, à savoir l'équivalent/concurrent de notre TGV.



Il faut parfois mettre de côté son chauvinisme et reconnaître la superiorité de l'autre. Eh bien voilà, je l'avoue : nos amis japonais sont encore pas mal en avance sur nous sur ce coup-là.
Jugez-en :
- une vitesse de croisière de 270 km/h (jusqu'à là tout va bien, on n'a pas à rougir puisque c'est nous les recordmen du monde...),
- un plus beau look (opinion personnelle),
- une ponctualité démoniaque (moins de 30 sec de retard en moyenne, malgré les tremblements de terre, tornade, etc,..),
- des sièges qui pivotent et sont toujours dans le sens de la marche,
- plus d'espace pour le passager,
- une fréquence digne d'un RER (quasiment un toutes les 5 mn sur la ligne Osaka-Tōkyō - 550 km en 2h20)
....

un modèle de la série 300


un modèle de la série 500


un modèle de la série 700


un modèle de la série N700

Toujours impeccable avec son bel uniforme et ses gants blancs, ce conducteur est aussi le gardien du temps, garant de la ponctualité du train.

samedi 20 juin 2009

Kabukichō (Tōkyō)


Adossé à Shinjuku, Kabukichō est le quartier le plus "chaud" de Tōkyō.



Salons de massage, bars à hôtesses, peep-shows,...l'endroit ne manque pas de propositions pour divertir les salary-men à la sortie de leur harassante journée de travail.
C'est aussi là que l'on peut voir "en vrai" les célèbres yakusas.


...Sans oublier de mentionner d'élégants jeunes hommes, semblant tout droit sortis d'"Orange Mécanique".



Shinjuku (Tōkyō)


Shinjuku est un des quartiers les plus représentatifs et, ce qui ne gâche rien, sympas de Tōkyō.


On y retrouve tout ce qu'on a déjà vu à la TV ou dans des films : une marée humaine émergeant de la gare de Shinjuku (qui passe pour être une des plus fréquentées du monde), des néons, des gratte-ciels, des écrans vidéo géants, des restaurants, des grands magasins, des bars plus ou moins fréquentables, des temples retirés,....




Bref, une grande claque !
Et l'impression d'être soudain prisonnier à l'intérieur d'un jeu vidéo ou d'un "anime".

dimanche 14 juin 2009

Tsukiji vu de dehors..


...et sous la pluie (on est quand même à Tōkyō !)

Ce qui est cool avec ces chariots c'est qu'on peut aussi s'entrainer pour la féria de San Firmin et son lâcher de taureaux dans les rues de Pampelune ! Olé !
Comme ça, j'ai l'air de me moquer mais bon, c'est vrai qu'ils font leur travail et que ça doit être pénible tous ces touristes qui viennent visiter le marché !

Le marché de Tsukiji (Tōkyō)


Le marché de Tsukiji (築地市場) est une des attractions touristiques les plus courues de Tōkyō.
(voir http://en.wikipedia.org/wiki/Tsukiji_fish_market pour une description plus sérieuse)

Pour être plus précis, ce qui attire les touristes (japonais ou "gaijins") est le "Tsukiji Fish Market" à savoir le marché de gros pour le poisson (l'équivalent de Rungis maintenant et des Halles de Paris il y a quelques années).

On dit que c'est le plus grand marché de ce type au monde.... et je veux bien le croire car c'est effectivement énorme et en y refléchissant bien il faut effectivement un marché gigantesque pour approvisionner en poisson les habitants de Tōkyō (15 millions d'habitants), des gens qui ne transigent pas avec la qualité et la fraicheur du poisson décliné en sushi, sashimi, maki,...


On y trouve toutes sortes de poissons : des plus petits aux plus grands (les thons), sans compter les crustacés et notamment des espèces inconnues sous nos latitudes (moules géantes, mollusques indescriptibles,..)


Bref, tout ce qui, sur cette planète, vit dans une mer ou un océan a une chance non nulle de se retrouver un jour sur un étal de Tsukiji !

Pour les lève-tôt (espèce privilégiée à laquelle l'auteur de ces lignes n'appartient hélas pas), la grosse attraction est la vente aux enchères des thons (qui valent littéralement une fortune !) vers 5 - 6 heures du matin.


Pour les autres, reste toujours l'option de déambuler dans le marché, qui reste très animé toute la matinée, en essayant de ne pas se faire écraser par un des (nombreux) chariots à moteur (l'emblème du marché).

Une fois sorti vivant du marché, on peut fêter ça en prenant un petit déjeuner dans un des petits restaurants d'à coté : au menu : sushi bien sûr ! le meilleur du monde....
(vidéo instructive sur : http://www.youtube.com/watch?v=Fu8OtbeeGeA )

Mariana Aydar au New Morning (12/05/09)

Ce blog vous avait déjà présenté Mariana Aydar, un des espoirs de la chanson brésilienne.

Le 12 mai dernier, Mariana est venue présenter au New Morning son nouvel album « Peixes, Passaros, Pessoas » et j'en profite pour vous administrer une piqure de rappel.

Ce dernier album est sans doute moins immédiatemment accessible que le précédent "Kavita 1" et met plus de temps pour dévoiler ses charmes.

Autant le premier CD bénéficiait d'une production super léchée et recelait des tubes en puissance comme "deixe o Verão" ou bien "Zé do Caroço", autant le nouveau CD est plus sobre mais semble plus proche de l'univers personnel de Mariana.

Produit et en partie composé par le partenaire (à la ville et au studio) de la belle : (le chanceux) Duani, "Peixes.." est très varié et nous propose entre autres : des sambas qui sonnent comme des classiques, un baião électronique, et même un rock psychédélique !

La prestation scénique de Mariana et ses "boys" est à la hauteur de la qualité des 2 albums et restitue bien l'évidente complicité du couple MarianaDuani (auto-dénommé .. Kavita).
Mariana fait, quant à elle, preuve d'un bel abattage et se transforme au fil des chansons en une véritable nordestine (c'est la reine du triangle !), une diva de Lapa ou bien une égérie du rock engagé.

Ce soir-là, nous avons également eu la grande chance (et l'immense plaisir) de voir débouler sur scène la divine (n'ayons pas peur des mots) Mayra Andrade, le temps d'un duo (la chanson "Beleza" également interprétée en duo sur le CD).

é Beleza mesmo !