lundi 16 novembre 2009

PhotoQuai, plus qu'une semaine

Plus qu'une semaine pour profiter de l'expo PhotoQuai, en face du Musée du Quai Branly !
Des fois, on se dit qu'on a quand même de la chance d'habiter à Paris pour voir gratuitement une exposition d'une telle variété et d'une telle tenue ! On en redemande....


Pour ceux que ça intéresse, voici mes coups de coeur :
médaille d'or : Lu Guang (Chine) - des photos super-abouties au service d'un sujet très fort (la pollution en Chine)
médaille d'Argent : Pierrot Men (Madagascar) - en Noir et Blanc ou en couleur, ses photos sont des vrais moments de poésie ! Une révélation !
médailles de bronze - catégorie couleur : Myrto Papadopoulos (Grèce) - pour sa série émouvante sur des gitans musulmans de Grèce et Julio Bittancourt (Brésil) - pour sa série forte sur un squat à Sao Paulo,
médailles de bronze - catégorie N&B : A Yin (Chine) - pour des portraits époustouflants en Mongolie intérieure et Atul Loke (Inde) - pour la série sympa sur son "chawl" natal à Mumbai.


Portraits de Dhâkâ





dimanche 8 novembre 2009

le SoulJazz Orchestra à Bobigny (09/10/09)


Ce blog vous avait déjà présenté les filiales US (Antibalas) et françaises (Fanga) de l'internationale Afrobeat.



Mais c'est du ...Canada que vient le groupe qui pourrait installer l'Afrobeat aux premières places des charts internationaux.



Le SoulJazz Orchestra qui possède 3 albums à son actif nous a déjà gratifié de quelques "mini-tubes" tels que "Mista President" ou "People, People" et il dispose d'un réel pouvoir de séduction susceptible de toucher un large public.



Le SJO a une formule magique : il réussit à délivrer des morceaux toujours percutants, articulés autour de thèmes que l'on a vraiment envie de chanter sous sa douche, le tout emballé dans un format "radiophonique" (en gros, les morceaux ne durent pas 20 mn...).


Leur prestation au Canal 93 de Bobigny (qui est, soit dit en passant, une salle très sympa) a été à l'image de leur dernier CD "Manifesto" : pleine d'énergie et de bonnes vibrations afro/funk/soul..
Comme on dirait au Québec, un "calvaire de bon concert" qui nous a laissés "fous comme des balais".


Au bout de la scène, Pierre Chrétien, le leader du groupe, a la lourde tâche d'assurer sur ses claviers la partie mélodique et la basse.
A ses cotés, Marielle Rivard (ah ! Marielle..), tantôt glamour tantôt "soul mama" se charge du "lead vocal" et joue du shékeré.


Leurs collègues des cuivres et de la batterie ne sont pas en reste et font tourner de façon diabolique les thèmes des premiers CDs ainsi que du prochain album "Rising Sun", dont un prometteur morceau de style éthio-jazz !



Point de concert d'afrobeat sans un hommage à Fela et, pour notre grand plaisir, le groupe nous a donc gratifié d'un "Roforofo Fight" de bonne facture avant d'enchainer sur, of course, "Mista President".
Manquait juste à ce concert pour que j'atteigne une extase totale mon morceau préféré de "Manifesto", à savoir "Amen", peut-être trop introspectif pour les concerts...


On ne leur en voudra pas car c'est un groupe super attachant à la fois sur scène et en dehors de la scène.
A la sortie du concert, ils viennent eux-mêmes vendre leurs CD et des T-Shirts, qu'on a envie de leur acheter 1/ parce qu'ils sont effectivement très sympas et 2/ pour les soutenir !
et en plus, ils se montrent disponibles pour tchatcher...Trop cools !

dimanche 1 novembre 2009

Les looks "extrêmes" d'Harajuku


Lorsqu'on se promène le weekend du côté de la gare d'Harajuku, il faut s'attendre à entrer dans une nouvelle dimension dans laquelle évoluent d'étranges personnages.



Nous voilà donc de plein pied dans un univers fortement influencé par les célèbres mangas et leur déclinaison cinématographique, les non moins fameux "anime".



Les japonais quand ils aiment ne font décidément pas les choses à moitié !


Par contre, qui nous dit que nous ne sommes pas également transformés en Albator ou bien en Capitaine Flam en passant le portillon de la station de métro ?

Harajuku (Tōkyō)


Le quartier d'Harajuku est réputé pour être le temple de la mode à Tōkyō.


C'est là que se donnent rendez-vous les "fashion-victims" de tous les ages pour assouvir leur quête perpetuelle d'élégance et de style en dépensant (littéralement) sans compter.


Les grandes enseignes de luxe sont regroupées sur Omotesondo, la version locale des Champs-Elysées alors que les rues adjacentes proposent des boutiques plus branchées.



C'est là que les modes se font et se défont, en fonction des goûts de certains groupes privilégiés de teenagers.


Le weekend, toutes les excentricités sont de mise (alors que durant la semaine, on est plus "straight") et la rue est un spectacle permanent où se cotoient les extrêmes : du raffinement le plus total au mauvais goût le plus abouti !


lundi 26 octobre 2009

Céu aux mille visages




Volta Logo, ppppppplease !

Céu à la Maroquinerie (23/10/09)


La surdouée Céu (http://www.myspace.com/ceumusic) est venue la semaine dernière présenter à Paris son deuxième cd "Vagarosa" (pour le moment seulement disponible en import).



Entre Céu et moi, c'est une histoire d'amour de longue date (voir ce post), enfin surtout de mon coté !
Son album éponyme a été, pour moi, le CD le plus écouté de 2005 et depuis je me demandais si le "Numero dois" allait sortir un jour : l'album de Sonantes avait été une bonne mise en bouche en 2008 mais avec "Vagarosa", on tient enfin la chose ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on n'est pas déçus !



"Vagarosa" a été en grande partie écrit par Miss Céu et produit avec l'aide de son mentor (et également producteur de "Céu") , Beto Villares.
"Vagarosa" possède pas mal d'ingrédients qui ont fait le succès de "Céu", à savoir la voix délicieusement rauque de la demoiselle (en progrès), des mélodies accrocheuses, des climats variés, des collaborateurs éclairés, un mélange de styles quasi anthropophage, une production soignée, ...
On peut lui prévoir autant de succès qu'à son prédécesseur même si, à mon avis, il est "un poil" plus expérimental et demande un peu plus d'efforts de la part de l'auditeur.



Dire que ce concert de la Maroquinerie était attendu par le noyau dur des fans parisiens de Céu est donc un doux euphémisme : Je vous rassure tout de suite, là non plus on n'a pas été déçus et on a pu juger des progrès scéniques de la belle depuis un fameux concert à la Flèche d'or en 2005.
Dans ce concert parisien, Céu nous a joué la quasi intégralité du nouveau CD, une bonne partie du premier (vagarosa-isé) et 2 reprises de Martinho Da Vila et Ray Charles.


Idéalement secondée par ses 4 musiciens à la fois compétents et super concentrés (Lucas Martins - Basse, Bruno Buarque - Batterie, DJ Marco - Platines, Guilherme Ribeiro - claviers, guitare, accordéon), Céu a séduit un public mixte (franco-brésilien) par son charme, son énergie, ses chorégraphies...hum, personnelles, sa timidité somme toute craquante, son respect pour ses pairs musiciens (tels que Fela à qui elle dédie "Rainha" son incursion afro-beat).
Maintenant j'ai 2 requêtes personnelles : 1/Céu, j'espère qu'il ne faudra pas attendre 2013 pour ton prochain show parisien : 2/Céu, il faut dire au public français de se lever pendant le concert, sinon ça fait un peu "paradão " !

vendredi 23 octobre 2009

Saudades do métro de Tōkyō


Salarymen en costume, otakus à lunette, collégiennes en petite jupe, bébés utilisant leur premier téléphone portable 3G, personnage de mangas, femme d'affaire habillée de façon traditionnelle ou bien selon les dernières tendances,... : que de rencontres (silencieuses !) dans le métro !







En direct du métro de Tōkyō


Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le métro de Tōkyō : un des plus fréquentés du Monde, un des plus sûrs, un des plus propres, sûrement le plus ponctuel,... Ce ne sont pas des légendes !

Voici une Petite visite guidée :


Pour commencer, quelques chiffres : il y a 13 lignes qui appartiennent à 2 compagnies (la compagnie Tōkyō Métro a 9 lignes, la compagnie Toei a 4 lignes).
Sur ces 13 lignes peuvent potentiellement circuler 12,5 millions d'habitants, ce qui induit quelques exigences en termes de rapidité et de ponctualité des rames, sinon c'est le chaos assuré !



Cette machine semble à première vue un enfer pour un homo parisianus normal, mais on s'y fait ! C'est même pratique à l'usage (les japonais aiment qu'on leur mâche le travail)
Le plus dur est de mettre en version anglaise et d'avoir repéré sur le tableau voisin le prix du voyage entre la station de départ et la station d'arrivée (ce n'est pas comme à Paris avec un tarif unique).
Il reste néanmoins une embûche à surmonter par le néophyte en cas de changement de compagnie sur le trajet : dans ces cas-là, on peut regretter de ne pas avoir pris un pass à la journée valable sur tout le réseau.


Vous l'avez compris, nous sommes sur la ligne rouge et ce n'est visiblement pas l'heure de pointe..
Néanmoins, toutes les stations ne sont pas équipées de garde-fous (voir photo suivante).
Le principal danger du métro, outre une attaque au gaz sarin par une secte fanatique (cas heureusement rarissime !), est constitué par les "chikan" (hommes aux mains baladeuses) - c'est un problème sérieux et il y a même une brigade de police spéciale qui les pourchasse !



Scène inimaginable à Paris : on respecte la signalisation sur le sol !
On notera que c'était un jour de pluie...



Deuxième scène inimaginable dans nos contrées : on rentre poliment dans la voiture, chacun à son tour !


Les portillons sont un condensé de technologie japonaise : ils ont conçus pour laisser passer 2 personnes à la seconde (dans les 2 sens) - la position normale est "ouverte" mais gâre aux genoux si on ne présente pas son titre de transport !
Ceci dit, le japonais ne semble pas resquilleur dans l'âme...

dimanche 11 octobre 2009

Pierrick Pedron - OMRY au Sunset (10/10/09)


Le saxophoniste (alto) Pierrick Pedron, l'auteur d'"OMRY", l'un de mes albums préférés de 2009, s'est produit les 9 et 10 Octobre derniers au Sunset.



D'avantage qu'un disque, "OMRY" est un projet musical (http://www.myspace.com/pedronomry) et c'est d'ailleurs sous ce nom que se produisent P.Pedron et ses acolytes, soit :
Laurent Coq : Fender Rhodes / Piano
Fabrice Moreau : (Première) Batterie
Franck Agulhon : (Deuxième, eh oui !) Batterie
Vincent Artaud : Basse
Eric Löhrer : Guitares (qui remplaçait en fait le guitariste du CD : Chris De Pauw)


Laurent Coq


Eric Löhrer



Dans le CV de Pierrick Pedron, il y a un certain nombre de détails qui déclenchent a priori la sympathie : il est breton, il joue du saxophone alto, il est fan de Pink Floyd,..
J'avoue qu'en plus des éloges de la presse jazzistique, ça m'a pas mal motivé à m'intéresser à "OMRY" lorsqu'il est sorti.
Pour l'anecdote, certain(e)s lui trouvent même une certaine ressemblance avec Robert "Ironman" Downey Jr. , je vous laisse juges....
Mais, trêve de bétises !

Les 2 siamois de la batterie : F.Moreau et F.Agulhon


Vincent Artaud




En tout cas, Le disque "OMRY" est une merveille de fusion jazz-electro-rock-... (à vous de compléter) qui arrive à harmonieusement combiner différents univers tels que du jazz "classique" (P.P est un disciple de C.Parker), des climats rocks tendus ou plus planants à... la Pink floyd, une référence à Oum Kalsoum ("Omry" est à la base un thème de la légendaire chanteuse), des emprunts à Billy Cobham/Massive Attack....
...le tout avec, ce qui fait souvent défaut à ce genre de projets, à savoir de l'âme.
Pour moi, si dans au moins 90% des cas, "fusion" est synomyme de technique instrumentale parfaite mais froide voire vaine, "Omry" se caractérise au contraire par une musicalité sans faille, une grande variété et beaucoup de lyrisme.
Bref, un CD épatant dans lequel on redécouvre à chaque écoute des nouveaux détails !


On était donc très curieux de découvrir la version "Live" du projet et bien... on n'a pas été déçus !
En 2 sets d'une heure chacun, le sextet nous a livré une prestation très solide, rejouant "OMRY" en version directors cut.... prestation magnifiée par des choruses d'enfer (P.Pedron, bien sûr se taille la part du lion avec des envolées incandescentes... mais ses petits camarades ne sont pas en reste et j'ai notamment été impressioné par le solo de Vincent Artaud qui, avec sa basse et des pédales d'effet, a réussi à monter une mini-symphonie en rajoutant des boucles l'une après l'autre).
Bref, un concert TTT (comme dirait Télérama) ! J'espère que c'est gravé quelque part (message particulier !).


Histoire de faire la fine bouche, dommage qu'ils ne nous aient gratifiés que d'un seul rappel (le standard "A Nightingale Sang In Berkley Square" avec L.Coq et P.Pedron seuls maîtres à bord, leurs collègues ayant pris la poudre d'escampette...),...
On aurait aimé les voir se frotter à des morceaux de rock, tels que ceux de Radiohead, par exemple.
Mais çe sera peut-être pour Omry II ou IV,.. qu'on est déjà impatient de découvrir...

mardi 6 octobre 2009

Les bolincheurs (des bateaux et des hommes)







(Petit hommage à mes "hôtes d'une nuit")

Une nuit à bord du Basse-Gouach (2ième partie)

Etait-ce une manifestation de ma bonne étoile ou de ma mauvaise étoile?

J’avais vu sur le "Télégramme de Brest" une annonce de la part de "l’association des bolincheurs de Bretagne" qui, chaque année, invite durant l’été les touristes en quête de sensations vraies à passer la nuit sur un des fameux bolincheurs (voir message précédent).
Aventure humaine, coucher de soleil au milieu d’une mer d’huile, seulement troublée par les cabrioles des marsouins, ...je m’étais évidemment fait tout un film de cette proposition et me voila donc à l’heure prévue sur un quai du port de Douarnenez en attendant le départ de cette fascinante aventure.

Voila le compte-rendu exhaustif – à la première personne - de cette grande épopée maritime.


19h15 :
Me voila devant le fameux "Basse-Gouach". L’équipage est au complet, on procède aux derniers préparatifs – en ce qui me concerne, il est encore temps de rebrousser chemin !



19h37 :
L’appel de l’aventure a finalement été plus fort que ma trouille et nous voila partis. Le Basse-Gouach s’éloigne de Douarnenez sous un beau soleil, cool !



19h48 :
Lorsqu’on arrive sur la première zone de pêche, les meilleures places sont déjà prises par les collègues…C’est ballot !



20h00 :
Une des premières tentatives de mise à l’eau du filet , elle va se solder par un échec (genre on a chopé une seule sardine manifestement égarée et une étoile de mer).



20h20 :
ça ne s'arrange pas- on se demande ce qu'a réussi à attraper de son coté le "War Roag 3"
On doit s’éloigner et aller nettement plus au nord, du coté de la rade de Brest.


21h50 :
Le jour baisse, on tente une nouvelle zone mais...encore chou blanc…
J’espère que l’équipage ne pas va croire que c’est moi qui porte la poisse. Pour le moment, ils étaient plutôt sympas avec moi.
En tout cas, je suis déjà à la punition car j’ai un début de mal de mer (heureusement, on en restera là…pas de manifestation outrancière…. on a quand même sa petite dignité).


23h14 :
Il commence à faire froid mais l’équipage ne moufte pas et garde toujours la même énergie.
Il en faut pour remonter le filet, même vide !
Le sonar a détecté un nouveau banc de sardines, on largue la bouée lumineuse....


23h18 :
Ce coup-ci, c’est le jackpot (genre 3 tonnes de sardines d’un coup) et cela augure bien de la suite de la nuit.
Ce qui impressionne c’est que les manœuvres sont hyper bien rodées, chacun à son poste fait ce qu’il faut, le tout sans trop se parler ! On dirait un pack en mélée ou des mécaniciens en train de changer les pneus d’une formule 1 : concentration, coordination, efficacité !
Autre chose impressionante : le ballet des mouettes qui ont tout compris de la bolinche et accompagnent chacune des manoeuvres du bateau, avec l'espoir de ramasser leur part du butin !


Une bonne partie de la (longue.. longue) nuit :
Tandis que le touriste a toujours le mal de mer, la pêche continue et la chance a effectivement tourné. En 4 levées, on arrivera à remplir les cales du bateau.
Vers 2h du matin, après une nouvelle mise à l’eau fructueuse, un large sourire éclaire les visages, on va rentrer !
Histoire de ne pas s’ennuyer, le second se met à recoudre les filets, c’est toujours ça de gagné !

5h00 du matin :
Le bateau est rentré au port – ouf ! c'est pas qu'on s'ennuyait mais...
Ceci dit, il faut maintenant penser à vider le bateau !
Comme il faut décidemment savoir tout faire quand on est marin – c’est le commandant qui conduit le fenwick.


5h21 du matin :
Les sardines sont transvasées du bateau dans des nouvelles caisses.
La nuit n’est pas terminée pour l’équipage...
Je file à l'anglaise, mais le commandant a insisté pour me donner un énorme sac de sardines...que j'ai d'une certaine façon mérité. En tout cas, merci pour la nuit inoubliable et pour votre accueil ! Kenavo !

Moralité :
On ne peut qu'être admiratif devant le travail de ces bolincheurs, qui semblent vraiment aimer leur métier si difficile (je n'ose imaginer ce que ça donne en hiver) et le pratiquent avec beaucoup de savoir-faire et de modestie !

dimanche 4 octobre 2009

Une nuit à bord du Basse-Gouach (1ère partie)

Ne reculant devant aucun effort pour informer son prochain, notre vaillant reporter a passé, lors du mois d'Aout dernier, une nuit sur un bolincheur.
Ne vous sentez pas idiot si vous ne savez pas ce qu'est un bolincheur. Moi non plus, je ne savais pas ce que c'était il y a encore quelques semaines, et si j'entendais quelqu'un parler de "bolinche", je comprenais "beau linge" prononcé à l'alsacienne.


Maintenant que je suis moi-même affranchi sur le sujet, je suis en mesure de vous donner quelques explications préliminaires.
Donc, un bolincheur (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bolincheur) est un bateau qui pratique de façon traditionnelle la pêche à la sardine (mais aussi à l'anchois et au chinchard).
Un dessin valant mieux qu'un long discours, j'ai emprunté le diagramme ci-dessous au Télégramme de Brest pour vous décrire cette technique.



Le Basse-Gouach est un des derniers bolincheurs sud-finistériens; Il est immatriculé à St Guénolé mais opère également à partir de Douarnenez (haut lieu de la sardine s'il en est !).


La pêche à la sardine est une pêche avant tout nocturne qui se pratique environ la moitié de l'année.
Un bâteau tel que le Basse-Gouach peut pêcher environ 16t de sardines pendant une nuit (c'est sa capacité) mais c'est hautement aléatoire car cela peut-être ramassé en 2 heures ou en 10 heures.



La pêche à la bolinche est un mélange intéressant de tradition et de technologie. Le bateau est équipé de moyens modernes et notamment d'un sonar pour repérer les bancs de sardines mais c'est quand même à chaque fois un petit exploit (notamment physique) de ramener son quota de sardines.


(à suivre)

jeudi 1 octobre 2009

Paris, l'Eté, la Seine, la Nuit



Pendant l'été, lorsque la nuit tombe, les quais de Seine se peuplent d'étranges tribus, qui vénèrent des dieux modernes, tels que Pique-Nique, le dieu de la convivialité, DansedeSalon, le dieu de la nostalgie d'une époque révolue, DanseTrad, le dieu des danses qui semblent faciles lorsquon les voit pratiquer par d'autres, les dieux nordiques Heineken et Kronenburg, Saint Pétard,.. sous le regard bienveillant des habitants du fleuve, les mouche-bâteaux.

Un été parisien

Rappelez-vous, c'était il n'y a pas si longtemps que ça : il faisait chaud, on s'habillait d'un simple t-shirt ou d'une robe courte, on s'asseyait au bord de la Seine afin de méditer au bord de l'eau, de conter fleurette, de manger une glace berthillon, de passer un coup de fil, de se faire les ongles, de bronzer ou tout simplement de chercher un peu de fraicheur !





lundi 14 septembre 2009

Le "bazar russe" à Ashgabat


Situé au centre d'Ashgabat, le "bazar russe" est un marché haut en couleurs, où on peut trouver un peu de tout : des fruits et légumes jusqu'aux CDs et DVDs, ainsi que des habits et, bien sûr, des tapis.


C'est un régal pour les yeux et un endroit où on peut facilement passer quelques heures à flâner.


Alors que la capitale est étonnamment moderne, c'est sûrement un des seuls endroits où on peut encore se croire sur la route de la soie.









Escapade à Ashgabat


Ashgabat (aussi orthographiée Ashkhabad) est la capitale et la principale ville du Turkmenistan.



C'est une ville d'environ 1 Million d'habitants, située près de la frontière iranienne.



Ce qui frappe quand on arrive dans la ville c'est son coté moderne et la taille de ses bâtiments.
Il est vrai que la ville a été détruite par un tremblement de terre en 1948 et que depuis l'indépendance du Turkmenistan en 1991, le président Saparmurat Niyazov (également connu sous le nom de Turkmenbashi) a ordonné la construction d'un grand nombre de bâtiments officiels et de monuments.


Un des monuments les plus connus est l'Arche de la Neutralité (75 m de haut) au sommet de laquelle se trouve une statue en or de l'ancien président.


Le Turkmenistan est un melting-pot ethnique avec des Turkmènes, des Russes, des Arméniens, des Azéris et cela se voit quand on se promène dans les rues de la capitale.
La langue officielle est le Turkmène.



Dans la rue, la plupart des femmes sont vêtues de façon traditionnelle, ce qui leur confère une certaine élégance, ma foi !



dimanche 6 septembre 2009

le Duo Dithyrambe au Square de Reuilly (05/09/09)

Le festival "Opéra des Rues" a permis au public parisien de faire la connaissance ce weekend du Duo Dithyrambe, qui devrait sous peu atteindre les sommets du top 50 (s'il y a effectivement une justice en matière de musique à la fois populaire et de qualité).


Avec un répertoire allant de Michael Jackson aux Clash, en passant par Abba, Village People, les Beatles ou la B.O de Rocky III (le fameux "Eye of the tiger"), Dame Bérénice de la Troufinière et Dame Culnégonde de la Garde Montée, 2 honorables comtesses du 18ième siècle (qui auraient été miraculeusement cryogénisées dans un glacier isérois avant de resurgir au début du 21ième siècle) nous ont littéralement scotché par leur performance - dont on ne sait s'il faut la qualifier de baroque-punk ou bien de disco-lyrique.



La conjugaison des voix divines de nos 2 comtesses et d'un accompagnement sobre mais dynamique au ukulélé (ou cavaquinho, je laisse les spécialistes trancher) offre en effet un nouvel écrin à des chansons généralement méprisées par l'intelligentsia (car populaires) et permet de juger de leur véritable essence lyrique.


Un des exemples marquants de cette transfiguration musicale est leur reprise d'"Antisocial" de Trust, qui révèle le véritable caractère contrapunctique de cette partition inoubliable.


Difficile donc de ne pas devenir un aficionado du D.D, tant le glamour, les coiffures, les tenues, la complémentarité des voix des 2 chanteuses captivent et séduisent un auditoire mâle mais néanmoins mélomane...


Quel dommage que leur spectacle ne dure que 20 petites minutes !
On ne va pas se plaindre car c'est gratuit mais quand même..., quand on vient de cotoyer les sphères célestes, c'est avec une insondable tristesse que l'on redescend sur terre...


En attendant une nouvelle intervention "commando" de la part de nos 2 nouvelles muses, on pourra toujours surveiller leur myspace (http://www.myspace.com/duodithyrambe).
Visiblement elles se sont en effet très vite adaptées à la technologie moderne...


jeudi 3 septembre 2009

Le sanctuaire Meiji-jingū (Tōkyō)


Le Meiji-jingū passe pour être le plus beau sanctuaire shintō de Tōkyō.


Il est situé au milieu d'un immense parc, non loin des quartiers trépidants de Harajuku et Shinjuku, et offre un changement radical d'atmosphère à ses visiteurs.


Il a été construit au début du siècle, détruit pendant la dernière guerre et reconstruit à l'identique en 58.
On dit qu'il "marque un trait d'union entre le Japon traditionnel et l'ouverture à la modernité. "


Son portail en bois (torii) est particulièrement impressionnant.


Un grand nombre de cérémonies et de mariages traditionnels ont lieu dans le sanctuaire.

Le grand jeu pour les touristes (étrangers ou japonais) est d'essayer de suivre de loin ces mariages voire, cerise sur le gâteau, de se faire photographier avec la (sublime) mariée !

dimanche 30 août 2009

Les pêcheurs de Fortaleza

Le matin, lorsque l'on fait son footing (si ! si !) à Fortaleza et que l'on arrive au bout de la Praia do Meireles, on tombe sur un spectacle étonnant.




Un condensé de la Condition Humaine se joue sur une plage où les pêcheurs viennent de rentrer de leur tournée nocturne.



On pratique encore dans le Ceará la pêche à bord des fameuses jangadas (bateaux à une seule voile typique du Nordeste). Il y a aussi quelques petits bateaux à moteur mais ça reste très artisanal.




Au retour de la pêche, le poisson est vendu à des intermédiaires qui vont le travailler, pour le revendre ensuite...
A chaque étape, il y a des négociations acharnées sur le prix et la qualité de la marchandise.


Par ailleurs, la pêche engendre une activité économique avec des bars (souvent une simple table) où les pêcheurs pourront trouver un moment de détente et boire un café ou une cachaça, au son du forró (omniprésent même à 7h du matin)...


On n'ose imaginer combien de reais il reste à nos amis pêcheurs quand ils rentrent chez eux après une nuit de travail...



Quoi, il est pas beau mon poisson ?


Vu de cette plage, les immeubles de Fortaleza semblent vraiment appartenir à un autre monde !



....La fin du cycle : dans la rue, les poissoniers proposent à leurs clients l'arrivage du jour.

Fortaleza (Ceará)

Fortaleza (http://en.wikipedia.org/wiki/Fortaleza) est la capitale de l'état de Ceará dans le Nordeste.
Dans le Nordeste, Fortaleza est en quelque sorte la concurrente de Récife, avec qui elle partage un grand nombre de points communs.
Un front de mer moderne y cohabite avec des quartiers historiques (et un poil délabrés).


Au niveau touristique, Fortaleza est surtout réputée pour ses plages et reste une destination recherchée même si souvent c'est une étape vers d'autres plages de l'état (telles que Jericoacoara).


Elle a également un réputation sulfureuse et il y a effectivement des quartiers où la prostitution est assez présente.



Il ne faut pas réduire Fortaleza à cet aspect et il y a ausi une tradition culturelle très forte et des noms tels que José de Alencar et Rachel de Queiroz figurent parmi les fiertés de la ville.


Iracema (roman de José de Alencar) a du reste donné son nom à une des plages les plus connues de la ville. La sculpture représentant l'héroine est un des monuments les plus connus de la ville.



Les traditions nordestines telles que la littérature de cordel, le forró,.. restent encore très vivantes à Fortaleza.



Il y a également une tradition humoristique cearense assez marquée : un grand nombre de piéces comiques sont quotidiennement représentées et au marché, on trouve des T-shirts parodiques qui font des souvenirs à offrir à ses amis brésiliens.


En tout cas, entre plages et vie nocturne, on peut passer quelques jours agréables à Fortaleza et agrémenter ses journée en buvant des jus de fruits parmi les meilleurs du Brésil.


mercredi 26 août 2009

Le temple Eikan-dō (Kyōto)


Le temple Eikan-dō (situé dans la partie Est de Kyōto) est un des temples les plus appréciés de la Ville et c'est vrai qu'il surprend par son étendue et par la variété de son architecture.
http://kyoto.asanoxn.com/places/higashiyama_nth/eikando.htm



Le temple, qui a été fondé en 855, est le siège de la secte bouddhiste Jodo-Shu.





Une visite dans ce temple est un voyage dans le temps et un pur moment de détente pour l'esprit.
Un parcours fléché permet de rentrer dans des bâtiments en bois où on peut surprendre un bonze en train de prier et de traverse des jardins également très beaux.


Ce n'est pas par hasard que l'Eikan-dō est un des endroits préférés des japonais pour s'adonner au Momijigari (la contemplation feuilles rougies en Automne).


Il se situe à flanc de montagne et les courageux qui montent jusqu'à la pagode Taho sont récompensés par une vue superbe sur la ville.

dimanche 23 août 2009

Natiembum au Parc Floral (26/07/09)


Natiembum ou Natie Bumcello, c'est la rencontre entre Nathalie Natiembé et Bumcello.

Bumcello, pour les rares personnes qui ne les connaitraient pas encore, inclut Cyril Atef (alias Bum), percussioniste génial et fou, et Vincent Ségal (alias Cello), le Jimmy Page du violoncelle électrique, un duo qui existe depuis un certain nombre d'années (et d'albums) mais que le (grand) public (re)connait surtout en tant que membres du groupe de "M".

Vincent "Cello"


Nathalie Natiembé (http://www.myspace.com/nathalienatiembe) est une des ambassadrices actuelles du maloya, ce style réunionnais qui fut longtemps interdit là-bas car synonyme de la souffrance des esclaves (http://fr.wikipedia.org/wiki/Maloya).


Dominique ?? - sorry, je n'ai pas bien percuté ton nom !



Bumcello (http://www.bumcello.com/page.php) est un duo étonnant car ils savent aborder et mélanger avec un égal bonheur des genres aussi variés que électro, afrobeat, rock, reggae, rumba,..
Leurs albums sont excellents (surtout "Nude for Love", mon préféré) mais c'est sur scène que le duo prend sa dimension, notamment grâce à un sens développé de l'improvisation qui leur permet, en partant d'une simple boucle sonore, de faire une véritable polyphonie extra-terrestre.
Qui plus est, ils constituent un spectacle à eux deux : Bum est super-extraverti et il tape sur tout ce qui existe avec une belle invention mais Cello, sous des dehors de gendre idéal, cache aussi une vraie folie et c'est un régal de le voir danser (comme dans les shows de M) .


Nathalie "Natie"


Je ne connaissais pas Nathalie Natiembé avant ce concert mais j'ai été impressionné par ses qualités scéniques. Elle s'investit totalement et semble souvent au bord (voire de l'autre coté) de la transe.
Elle chante en créole des textes que l'on sent engagés.
Lors du concert, le répertoire joué n'était pas celui de Bumcello, mais un répertoire écrit en commun et qui préfigure un futur album "Kamasutra" à paraître à la rentrée.
On peut aisément qualifier cette musique de vaudou psychédélique!!!


Cyril "Bum"



Durant le concert, on a senti une grande complicité parmi nos 3 mousquetaires (qui, comme l'a si bien dit un présentateur, étaient 4...).
J'ai bien aimé les percussions "roots" ainsi que le joueur de tabla (dont je n'ai malheureusement pas bien saisi le nom et je dois également confesser que mes recherches sur le web n'ont pas non plus abouti, help !).
Un concert sympa donc, un album à surveiller, et une énigme à résoudre !

mercredi 19 août 2009

Sandra Nkaké au festival Paris Quartier d'été (07/08/09)


Sandra Nkaké (http://www.myspace.com/sandrankake) s'est imposée en quelques mois comme une des chanteuses françaises (franco-camerounaise pour être précis) à suivre, tous styles confondus.
Certes, elle est cataloguée "diva soul" et c'est vrai que la soul music chantée en anglais représente une grosse majorité du répertoire de l'album "Mansaadi" mais son talent transcende les genres et les 2 titres phares du CD sont "happy" (de la soul.. musette?) et "la mauvaise réputation" où elle transfigure la musique de George Brassens (c'est à chercher impérativement sur youtube).

Dans le cadre du festival Quartier d'été, elle nous a offert en début de mois une série de concerts dont l'originalité était qu'elle changeait de formule scénique tous les soirs.
J'ai personnellement assisté au concert du 7 où elle était accompagnée par Guillaume Farley à la guitare.


C'est à cette occasion que je suis tombé sous le charme (le choc ?) de Sandra (allez, je me permets des familiarités) mais je n'étais probablement pas le seul, car si l'album est très agréable avec une production léchée, c'est sur scène, avec des arrangements plus dépouillés que les chansons prennent encore plus de relief.
Le recours à des boucles enregistrées donne à mon sens un coté plus expérimental à la chose et on a l'impression de revenir aux racines du gospel ou du blues.


Certes, Sandra a une plastique "avantageuse" mais c'est loin d'être son seul atout dans la vie et sur scène.
Sa voix "live" provoque encore plus de frissons que sur disque et puis elle a des qualités de comédienne qui ajoutent à son expressivité et lui permettent d'instaurer un dialogue avec un public (rapidement) conquis.


Sandra a pris son temps avant de démarrer sa carrière solo et c'est ce qui doit expliquer l'impression de sérénité qu'elle dégage.
Pour la petite histoire, elle a, par le passé, participé à des projets avec Julien Loureau et les Troublemakers (pour ne citer que les plus connus...de moi).


Tous les éloges de la presse réunie (Libération, Télérama, Radio Nova,..) me semblent donc pour une fois mérités et on est pressé de la revoir dans un autre contexte scénique et musical, de son choix bien sûr!


Tout ce qu'on peut espérer maintenant est que le succès ne la rende pas inaccessible (par exemple en jouant dans des trop grosses salles) et, above all, qu'elle reste fidèle à elle-même !

dimanche 2 août 2009

Le Shimogamo-jinja (Kyōto)


Le Shimogamo-Jinja fait partie des 17 sites de Kyōto classés au patrimoine mondial. (http://www.pref.kyoto.jp/visitkyoto/en/theme/sites/shrines/w_heritage/02/)


C'est un des plus anciens sanctuaires de la ville, il date en effet du 8ième siècle.


C'est le siège d'un des festivals les plus importants de la ville, le Aoi Matsuri.


Il se trouve dans un secteur boisé de Kyōto, à l'embouchure de 2 rivières et c'est vrai que quand on y est, on éprouve un grand sentiment de calme intemporel.
On a du mal à croire qu'on se trouve très près de l'agitation de la ville !


C'est un sanctuaire shinto (et non un temple bouddhique, ne pas confondre..) et un grand nombre de mariages s'y déroulent le dimanche (pour les autres jours, je ne sais pas..)
L'occasion pour les touristes de se plonger dans un univers parallèle, où le passé et le présent se téléscopent joyeusement avec des mariées portant des habits d'un rafinement inouï, les femmes en tenue traditionnelle également, sans oublier les multiples gadgets numériques (caméras et appareils-photos).
Cette cérémonie semble véritablement mise en scène par des organisateurs zélés veillant à ce que tout soit parfait (trop ?).



C'est vrai que quand ils posent pour la photo de mariage, ils n'ont pas trop l'air de rigoler les japonais!
J'espère qu'ensuite l'atmosphère se détendra (s'il y a du saké, je pense que oui !)

Kumar au festival Quartier d'été (01/08/09)


Kumar est un jeune rappeur cubain, né en 1983 à La Havane (plus précisément dans le quartier de Mantilla qui passe pour être "difficile").
Il est basé à Barcelone depuis 1 an et demi.


Dans le cadre du festival "Quartier d'été" il est venu nous présenter à Paris son premier disque ‘’Pelicula de Barrio’’.


Son rap a ceci d'original qu'il est teinté de sonorités jazzy, afro-cubaines, et même reggae.

En concert, son groupe intègre 2 cuivres, 1 percussioniste, 1 DJ et 1 chanteuse et nous surprend par le coté universel et dansant de sa musique, puisqu'il conquiert rapidement un nombreux public, en commençant par des "mamies" de 60 ans, qui sont les premières à oser se déhancher devant la scène.

Quant à Kumar, avec son look de lion rasta et une énergie et un charisme incroyables, il est d'une grande générosité sur scène et parvient aisément à communiquer avec le public, malgré l'obstacle de la langue.


Un petit (par la taille, uniquement !) bonhomme à suivre !

lundi 27 juillet 2009

Hommage à Christophe


Y'a pas à dire : c'est un sacré bonhomme, toujours là où on ne l'attend pas !
Un vrai artiste habité, qui s'est construit un univers au fil des ans, sans laisser la place à une quelconque facilité.
(voir aussi http://www.christophe-lesite.com/)

Christophe et Erik Truffaz, une vraie complicité

Quelques années les séparent et c'est vrai, qu'a priori, on peut douter de l'alchimie musicale entre un des champions de la chanson française et un trompettiste qui s'inscrit dans l'héritage electrique de Miles Davis.





Néanmoins, Christophe et Erik Truffaz nous ont offert ensemble un concert d'une grande cohérence et ont montré une complicité et un respect mutuel qui n'étaient pas que de façade.

Erik Truffaz au Parc Floral (26/07/09)



La dernière "session" du Festival de Jazz 2009 au Parc Floral a été un vrai feu d'artifice.
En plus de Bumcello (sur lequel on reviendra plus tard), elle a permis de (re)voir Erik Truffaz (site officiel : http://www.eriktruffaz.com/index.php) avec son quartet habituel (E.T : Trompette, Marc Erbetta : batterie, Marcello Giuliani : basse, Patrick Muller : claviers) et un invité de marque, à savoir l'incomparable Christophe.



Patrick Muller



Marc Erbetta



Après 4 premiers morceaux de haute volée interprétés par le quartet arrive Christophe qui, c'est vrai, a quelque chose de Chet Baker au niveau du timbre de voix et de l'émotion à fleur de peau.


Christophe se fond très bien dans l'univers "truffazien" et fait preuve de complicité et de respect vis-à-vis du quartet. Il en profite pour effectuer un retour aux sources, lui qui n'écoutait que du blues à la fin des années 50, et dégaine son harmonica.

Marcello Giuliani




La complicité entre E.Truffaz ne date pas d'hier : ils ont participé ensemble à différents projets comme l'album Arkhangelsk et on joué ensemble sur scène à maintes reprises.

Comme le dit si bien Christophe, entre les notes bleues et "les mots bleus" il n'y a qu'un pas que nos 5 larrons s'empressent de franchir pour une version mémorable du classique de Christophe.

Ceci dit, l'éclectisme d'E.Truffaz est connu mais on n'ira pas jusqu'à entendre "Aline"...
Trèves de plaisanterie : ce concert a été excellent, de quoi satisfaire un public exigeant et de démontrer une nouvelle fois que les barrières entre les différents styles de musiques ne sont qu'artificielles : lorsque des super musiciens se mettent au service de l'émotion et de l'écoute de l'autre, peu importent les étiquettes...

mercredi 22 juillet 2009

Asakusa (Tōkyō)


Asakusa est un des quartiers les plus anciens de Tōkyō et également un des plus "authentiques". On dit en effet qu'on y retrouve l'esprit du « vieil Edo ».


Son point central est le temple de Sensō-ji ou Asakusa Kannon (du nom de la déesse bouddhique de la compassion).
Ce temple est très fréquenté par les habitants du quartier mais aussi d'innombrables touristes.




Devant le temple, de l'encens brûle en permanence dans un immense chaudron ; c'est un passage obligé pour les fidèles car ses vapeurs auraient des propriétés bénéfiques.




Même au Japon, il n'y a pas une distance énorme entre Sacré et Profane et le temple donne sur une rue commerçante, la « Nakamise Dori » où les promeneurs trouveront de nombreuses boutiques offrant des kimonos, des souvenirs pour tous les goûts et des (comme toujours au Japon, bonnes) spécialités culinaires.



A propos de profane, pendant longtemps Asakusa a eu une réputation sulfureuse.
Avant la guerre, c'était en effet le quartier des divertissements nocturnes (strip-tease, théâtre kabuki, cinéma,..).

Cette tradition n'a pas complétement disparue mais le quartier passe maintenant pour un des plus calmes de la ville...