dimanche 28 juin 2009

L'art des rickshaws

Difficile de ne pas tomber sous le charme des rickshaws de Dhâkâ, qui sont pour la plupart d'authentiques oeuvres d'art.



L'arrière des rickshaws est richement décoré et la plaque métallique surmontant l’essieu arrière est carrément un tableau !




Les thèmes d'inspiration sont variés : stars de cinéma, scènes rurales, allégories, monuments, ode au progrès,..


C'est un véritable art populaire, exécuté par des artistes anonymes mais talentueux !




Voir également http://www.artsricksha.com/ pour une approche systématique du sujet.

Les rickshaws de Dhâkâ


Les rickshaws font partie intégrale du paysage urbain de Dhâkâ, que d'aucuns appellent la capitale mondiale du rickshaw.Les (environ, on ne sait pas vraiment combien il y en a) 400000 conducteurs de rickshaw ("rickshaw-wallah") ont bien du mérite de pédaler dans des conditions plus que pénibles : sous 35° au soleil, pendant la mousson,..



Tout ça pour quelques dollars par jour...


En plus, les autorités les pourchassent !
D'une part, ceux qui n'ont pas de licence se voient confisquer leur véhicule.
D'autre part, on veut carrément leur interdire certaines avenues de la ville, sous prétexte qu'ils seraient la cause des embouteillages (monstres, il est vrai) de Dhâkâ.



Heureusement, des voix s'élèvent pour prendre leur défense, telle que l'ONG "World Car Free".
http://www.worldcarfree.net/dhaka/


Comment imaginer, en effet, supprimer cette activité qui :
- rend service aux habitants de Dhâkâ,
- offre un emploi (et une dignité) à plusieurs centaines de milliers d'hommes non qualifiés,
- permet de faire vivre environ 5 millions de personnes,
- est non polluante,..



On souhaite donc bon courage aux "rickshaw-wallahs", en espérant quand même que pour leurs enfants d'autres alternatives soient offertes pour gagner un salairé décent !



Voir également sur http://www.carnet-rickshaw.com/article-11568111.html un reportage complet sur les conditions de vie des "rickshaw-wallahs".

Dans les rues de Dhâkâ


Dhâkâ est la capitale du Bangladesh.
Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Dhâkâ





C'est une mégalopole de près de 13 millions d'habitants, dont la population a quadruplé en 25 ans !


Elle garde le taux d'expansion le plus élevé de la planète (avec notamment 1000 nouveaux arrivants des campagnes ....par jour).
Il suffit de s'y balader quelques minutes pour se rendre compte de l'agitation perpetuelle qui prévaut.


Le Bangladesh est un des pays les plus pauvres du Monde et Dhâkâ ne fait pas exception :
- 30% de la population vivrait dans des bidonvilles.
- Près de 40% de la population vivrait avec moins d'un dollar par jour.


Le travail "informel" est donc malheureusement roi à Dhâkâ.

Dhâkâ est notamment la capitale mondiale des rickshaws, ces taxis à pédales que l'on voit encore dans les grandes villes du sous-continent indien en ou Asie du Sud-Est.


Il y aurait 400.000 rickshaws à Dhâkâ ! Dont la plupart n'ont pas de licence officielle...
Ils seraient menacés par les autorités, qui leur attribuent un grand nombre de maux, dont les gigantesques embouteillages de la ville..
Heureusement, le dossier est suivi par des ONG.

Lutter contre les problèmes existants et à venir dans des domaines tels que Education, Santé, Accès à l'eau courante,..
...sans oublier les effets du réchauffement climatique que l'on prévoit marqués au Bangladesh...
Nombreux sont les défis à relever pour les autorités du Bangladesh à l'aube du 21ième siècle !
On espère que les prédictions pour le moins pessimistes de Mike Davis, l'auteur du "Pire des Mondes Possibles" ne se réaliseront pas !

jeudi 25 juin 2009

Le marche de Nishiki (Kyōto)


Le marché de Nishiki, situé au centre de Kyōto, donne une bonne idée de ce qu'est la gastronomie japonaise, qui est 10 fois plus variée que l'image qu'on en a ici (sushi ou yakitori).





On y trouve la plupart des ingrédients de cette cuisine ainsi qu'un nombre incroyable de petits restaurants où on sert des plats tous plus appétissants les uns que les autres.


On voudrait avoir plusieurs estomacs pour au moins goûter un échantillon de chaque met ainsi proposé.











Comme on dirait à Marrakech : c'est pour le plaisir des yeux !

mardi 23 juin 2009

A bord du shinkansen


Le Shinkansen (http://fr.wikipedia.org/wiki/Shinkansen) est le train japonais à grande vitesse, à savoir l'équivalent/concurrent de notre TGV.



Il faut parfois mettre de côté son chauvinisme et reconnaître la superiorité de l'autre. Eh bien voilà, je l'avoue : nos amis japonais sont encore pas mal en avance sur nous sur ce coup-là.
Jugez-en :
- une vitesse de croisière de 270 km/h (jusqu'à là tout va bien, on n'a pas à rougir puisque c'est nous les recordmen du monde...),
- un plus beau look (opinion personnelle),
- une ponctualité démoniaque (moins de 30 sec de retard en moyenne, malgré les tremblements de terre, tornade, etc,..),
- des sièges qui pivotent et sont toujours dans le sens de la marche,
- plus d'espace pour le passager,
- une fréquence digne d'un RER (quasiment un toutes les 5 mn sur la ligne Osaka-Tōkyō - 550 km en 2h20)
....

un modèle de la série 300


un modèle de la série 500


un modèle de la série 700


un modèle de la série N700

Toujours impeccable avec son bel uniforme et ses gants blancs, ce conducteur est aussi le gardien du temps, garant de la ponctualité du train.

samedi 20 juin 2009

Kabukichō (Tōkyō)


Adossé à Shinjuku, Kabukichō est le quartier le plus "chaud" de Tōkyō.



Salons de massage, bars à hôtesses, peep-shows,...l'endroit ne manque pas de propositions pour divertir les salary-men à la sortie de leur harassante journée de travail.
C'est aussi là que l'on peut voir "en vrai" les célèbres yakusas.


...Sans oublier de mentionner d'élégants jeunes hommes, semblant tout droit sortis d'"Orange Mécanique".



Shinjuku (Tōkyō)


Shinjuku est un des quartiers les plus représentatifs et, ce qui ne gâche rien, sympas de Tōkyō.


On y retrouve tout ce qu'on a déjà vu à la TV ou dans des films : une marée humaine émergeant de la gare de Shinjuku (qui passe pour être une des plus fréquentées du monde), des néons, des gratte-ciels, des écrans vidéo géants, des restaurants, des grands magasins, des bars plus ou moins fréquentables, des temples retirés,....




Bref, une grande claque !
Et l'impression d'être soudain prisonnier à l'intérieur d'un jeu vidéo ou d'un "anime".

dimanche 14 juin 2009

Tsukiji vu de dehors..


...et sous la pluie (on est quand même à Tōkyō !)

Ce qui est cool avec ces chariots c'est qu'on peut aussi s'entrainer pour la féria de San Firmin et son lâcher de taureaux dans les rues de Pampelune ! Olé !
Comme ça, j'ai l'air de me moquer mais bon, c'est vrai qu'ils font leur travail et que ça doit être pénible tous ces touristes qui viennent visiter le marché !

Le marché de Tsukiji (Tōkyō)


Le marché de Tsukiji (築地市場) est une des attractions touristiques les plus courues de Tōkyō.
(voir http://en.wikipedia.org/wiki/Tsukiji_fish_market pour une description plus sérieuse)

Pour être plus précis, ce qui attire les touristes (japonais ou "gaijins") est le "Tsukiji Fish Market" à savoir le marché de gros pour le poisson (l'équivalent de Rungis maintenant et des Halles de Paris il y a quelques années).

On dit que c'est le plus grand marché de ce type au monde.... et je veux bien le croire car c'est effectivement énorme et en y refléchissant bien il faut effectivement un marché gigantesque pour approvisionner en poisson les habitants de Tōkyō (15 millions d'habitants), des gens qui ne transigent pas avec la qualité et la fraicheur du poisson décliné en sushi, sashimi, maki,...


On y trouve toutes sortes de poissons : des plus petits aux plus grands (les thons), sans compter les crustacés et notamment des espèces inconnues sous nos latitudes (moules géantes, mollusques indescriptibles,..)


Bref, tout ce qui, sur cette planète, vit dans une mer ou un océan a une chance non nulle de se retrouver un jour sur un étal de Tsukiji !

Pour les lève-tôt (espèce privilégiée à laquelle l'auteur de ces lignes n'appartient hélas pas), la grosse attraction est la vente aux enchères des thons (qui valent littéralement une fortune !) vers 5 - 6 heures du matin.


Pour les autres, reste toujours l'option de déambuler dans le marché, qui reste très animé toute la matinée, en essayant de ne pas se faire écraser par un des (nombreux) chariots à moteur (l'emblème du marché).

Une fois sorti vivant du marché, on peut fêter ça en prenant un petit déjeuner dans un des petits restaurants d'à coté : au menu : sushi bien sûr ! le meilleur du monde....
(vidéo instructive sur : http://www.youtube.com/watch?v=Fu8OtbeeGeA )

Mariana Aydar au New Morning (12/05/09)

Ce blog vous avait déjà présenté Mariana Aydar, un des espoirs de la chanson brésilienne.

Le 12 mai dernier, Mariana est venue présenter au New Morning son nouvel album « Peixes, Passaros, Pessoas » et j'en profite pour vous administrer une piqure de rappel.

Ce dernier album est sans doute moins immédiatemment accessible que le précédent "Kavita 1" et met plus de temps pour dévoiler ses charmes.

Autant le premier CD bénéficiait d'une production super léchée et recelait des tubes en puissance comme "deixe o Verão" ou bien "Zé do Caroço", autant le nouveau CD est plus sobre mais semble plus proche de l'univers personnel de Mariana.

Produit et en partie composé par le partenaire (à la ville et au studio) de la belle : (le chanceux) Duani, "Peixes.." est très varié et nous propose entre autres : des sambas qui sonnent comme des classiques, un baião électronique, et même un rock psychédélique !

La prestation scénique de Mariana et ses "boys" est à la hauteur de la qualité des 2 albums et restitue bien l'évidente complicité du couple MarianaDuani (auto-dénommé .. Kavita).
Mariana fait, quant à elle, preuve d'un bel abattage et se transforme au fil des chansons en une véritable nordestine (c'est la reine du triangle !), une diva de Lapa ou bien une égérie du rock engagé.

Ce soir-là, nous avons également eu la grande chance (et l'immense plaisir) de voir débouler sur scène la divine (n'ayons pas peur des mots) Mayra Andrade, le temps d'un duo (la chanson "Beleza" également interprétée en duo sur le CD).

é Beleza mesmo !

mardi 5 mai 2009

Praia do Forte - le projet TAMAR

Praia do Forte, située à environ 30 km au Nord de Salvador, est le site emblématique du projet TAMAR (TArtaruga MArinha), qui depuis 1980 a pour vocation la protection des tortues marines.
http://www.tamar.org.br/default.asp


Le site de Praia do Forte, qui était il y a quelques années relativement sauvage, a maintenant été envahi par un complexe balnéaire "haut de gamme" et "écologique".
Pour ma part, je dirai plutôt "aseptisé" et ça me fait un peu penser au village du Prisonnier.
Je me demande même si au lieu de boules géantes ce ne sont pas des tortues géantes qui vont rechercher les "numéros" qui veulent s'évader..
Mais, je dévie du sujet...


J'ai l'air de plaisanter mais on peut avoir le plus grand respect pour le projet TAMAR.
C'est la preuve que le Brésil sait se prendre en charge et faire preuve de créativité en termes de sponsoring.
Il comprend plus de 22 implantations le long des côtes du Brésil.
Une de ses grandes fiertés est d'avoir accompagné la naissance de plus de 8 millions de bébés tortues ("filhotes").



A Praia do Forte, en plus des boutiques où on peut (mais c'est pour la bonne cause !) acheter tout plein de souvenirs à l'effigie de la tortue, on se déplacer au milieu d'un certain nombre de bassins abritant différentes espèces de tortues marines.


C'est un plaisir pour petits et grands et il y a des tortues vraiment impressionnantes à regarder !
Il y a également quelques petits requins, raies,.. mais les vedettes sont définitivement les tortues.


Quoi, tu veux ma photo ?



Quelques uns des nids (plusieurs centaines en tout).
Lors de la saison de la ponte, les bébés sont relâchés sur la plage en fin d'après-midi.



Voici la relève, prête à affronter les mers du Sud et tous les prédateurs.
Bonne chance les ami(e)s !


Non, non, rassurez-vous, ce ne sont pas les bâteaux des pécheurs de tortues !

Coucher de soleil à Praia do Forte : on a une pensée pour les bébés tortues libérés tout à l'heure et qui sont déjà à quelques km...Enfin, on espère !

dimanche 3 mai 2009

Salvador - coté plage

Itapoã, Barra, Ondina, Flamengo, Villas do Atlântico,..
Ces noms résonnent agréablement aux oreilles des habitants de Salvador et sont pour eux synonymes de Soleil, Sable fin, Musique, Bière à volonté, Fruits de mer,.... Bref, tout ce qui fait l'attrait, 365 jours/an des (nombreuses) plages que la Nature a offert à Salvador !


C'est particulièrement impressionnant de voir ce littoral de Salvador, notamment lorsqu'on prend la route qui va du centre ville à l'aéroport, avec sa succession de plages toutes plus accueuillantes les unes que les autres.


Salvador est naturellement tournée vers la mer et Yemanjá, la déesse de la Mer y est particulèrement vénérée.
Sa fête, qui a lieu le 2 février, est une des plus importantes (et des plus belles) de l'année.


Tous les grands compositeurs bahianais, de Dorival Caymni à Caetano Veloso ont chanté la mer et/ou la plage et on comprend pourquoi...


A ce "top des plages", c'est Itapuã qui remporte le plus de suffrages.



"Itapuã, tuas luas cheias, tuas casas feias
Viram tudo, tudo, o inteiro de nós
Itapuã, tuas lamas, algas, almas que amalgamas
Guardam todo, todo, o cheiro de nós"
(C.Veloso)



"Areia de Itapoã, areia
Morena de Itapoã, morena
Saudade de Itapoã me deixa
Me deixa, me deixa..."
(D.Caymni)


"É bom passar uma tarde em Itapoã
Ao sol que arde em Itapoã
Ouvindo o mar de Itapoã
Falar de amor em Itapoã"
(V.De Moraes)

Salvador - Cidade Baixa

"Cidade Baixa" (Cité Basse) - voir http://pt.wikipedia.org/wiki/Cidade_Baixa_(filme) - est un film qui nous présente un Salvador bien différent de celui que l'on peut voir d'habitude au cinéma : c'est le quotidien du Salvador portuaire, avec son lot de pauvreté, traffics en tous genres, prostitution,..
Quand "Bahia de todos os santos" rime avec "Bahia de todos os pecados"...
C'est bien souvent, il est vrai, le lot des grands ports internationaux.... http://www.youtube.com/watch?v=LovT0YhsfHE


"L'elevador Lacerda", qui relie la ville basse à la ville haute, transporterait chaque jour près de 50000 personnes.


Au pied de "l'elevador Lacerda", le "mercado modelo" est l'ancienne douane qui a été transformée en un marché touristique où affluent tous les "gringos" qui visitent Salvador.
C'est à peu près le seul spot touristique de la cité basse.


C'est sur ces quais que les esclaves étaient débarqués.



Le plan incliné "Goncalves" relie directement le Pelourinho à la "cidade baixa".



Pelourinho - le bonus

Alors, vous le prenez quand votre billet pour Salvador ?




Salvador - le Pelourinho

Petite ballade photographique dans le Pelourinho, le centre historique de Salvador, qui conserve toute sa magie malgré l'invasion des boutiques de souvenirs et autres "attrape-touristes".


Eglises majestueuses, bâtiments imposants, de la musique à toute heure de la journée ou de la nuit, une énergie folle,.. C'est ça le Pelourinho.
Par contre, l'envers du décor semble nettement moins attirant...Cela donne une idée de ce qu'était le "Pelou" il y a 30 ans avant qu'il soit rénové et que tout le "petit peuple" (chomeurs, petits voyous, prostituées,..) en soit expulsé.



"Pelourinho" signifie Pilori en portugais, c'est là que les esclaves récalcitrants étaient attachés pour être battus sur la place publique.





Le Pelourinho est le cadre de nombre de romans de Jorge Amado (les pâtres de la Nuit, Dona Flor et ses 2 maris,..).
Impossible de ne pas vouloir y aller une fois que l'on a lu ces romans !




Le Pelourinho est l'epicentre du renouveau de la culture noire à Bahia, c'est ici que sont notamment apparus les fils de Gandhi, Olodum, Banda Dida,...



L'héritage afro est omniprésent au Pelourinho : la musique dans la rue (axé, reggae,..), la nourriture dans les restaurants (moqueca, acarajé,..), les représentations des divinités du Candomblé,..
Tout nous rappelle le voyage sans retour des esclaves, des côtes du Benin ou d'Angola vers celles du Nouveau Monde..



http://pt.wikipedia.org/wiki/Pelourinho_(Salvador)

dimanche 26 avril 2009

La littérature de cordel

La littérature dite "de cordel" est une des manifestations culturelles les plus attachantes du Nordeste brésilien.
De Salvador à Fortaleza en passant par Recife, on trouve encore sur les marchés quelques étalages où des fascicules colorés (appelés "folhetos") attirent notre attention.


Il s'agit d'un genre populaire de littérature (en vers), plus que centenaire, descendant de la littérature de colportage que les portugais ont amené au Nouveau Monde.
La dénomination "cordel" viendrait des ficelles sur lesquelles on accrochait les folhetos dans les foires populaires.




Même si, historiquement, les auteurs des folhetos étaient souvent des poêtes analphabètes qui dictaient leur texte, le cordel est en fait un genre extrêmement codifié, de par les thèmes abordés et également de par la structure des vers.
C'est maintenant le sujet d'un grand nombre de recherches universitaires, au Brésil mais aussi en France !


Pour ce qui est de la stucture des vers, voir :
http://pt.wikipedia.org/wiki/Literatura_de_cordel
Pour ce qui est des thèmes abordés, voir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Littérature_de_cordel



Les folhetos sont à la fois informatifs et divertissants.
Ils peuvent traiter de l'actualité la plus récente (victoire du Brésil à la coupe du Monde, accident mortel de tel chanteur), des héros du Nordeste (tels que Lampiao et Maria Bonita), de légendes rurales (l'homme qui a vu..), de satire politique, d'histoires salaces,...
Bref, c'est tout un univers qui se déploie sur quelques pages (entre 8 et 32) , parfois mis en chanson par des "repentistas".


Un des intérêts de la littérature de cordel réside dans les couvertures faites, pour la plupart, à partir de xilogravures exécutées par des artistes fameux (tels que J.Borges) et qui donnent envie d'acheter le folheto même si on ne parle pas le portugais !


A cause du "progrés" technique (radio, tv,..), la littérature de cordel est petit à petit tombée en désuétude et a failli disparaitre il y a quelques dizaines d'années.
Heureusement, elle trouve maintenant un nouvel élan, grâce à l'obstination de passionnés : poêtes, éditeurs, universitaires, dessinateurs,.. qui nous prouvent que même à l'ère de l'internet, ce genre typiquement nordestin reste d'intérêt général.
http://www.ablc.com.br/


Bienvenue à São Félix



La ville de São Félix est indissociable de Cachoeira.
Les deux cités sont certes séparées par le fleuve Paraguaçu mais dès qu'on sort du Recôncavo, on a tendance à les englober dans une super-agglomération "Cachoeira - São Félix" dont l'avenue principale serait le pont de chemin de fer Dom Pedro II...



Et pourtant, São Félix est à Cachoeira ce que Garfunkel est à Simon, ou bien Bill à Hillary Clinton, à savoir un siamois nettement moins doué et qui fait vaguement honte, mais dont on n'arrive pas à se débarasser.
C'est en tout cas le point de vue des habitants de Cachoeira...



On grossit le trait mais il y a bien une rivalité entre les 2 villes et à ce petit jeu, São Félix a quand même des atouts à faire valoir.
Le premier de ces atouts - indiscutable même par l'habitant de Cachoeira le plus chauvin - est une vue imprenable sur Cachoeira...


C'est aussi à São Félix qu'est située la gare routière pour Salvador (et non à C....) et j'aime bien personnellement le marché aux bestiaux.


Ce ne sont heureusement pas les seuls atouts de São Félix et on doit citer en priorité la fabrique de cigares Dannemann, toujours en activité - ce qui n'est malheureusement plus le cas de celles de Cachoeira !




La fabrique Dannemann abrite, en outre, un des événements "branchés" du Recôncavo : la biennale d'art contemporain, qui montre toute la vitalité artistique de la région.
http://www.centroculturaldannemann.com.br/



Bref, si vous visitez un jour Cachoeira, n'hésitez pas à traverser le pont - même si c'est une expérience traumatisante pour certains.
Au gré des promenades que vous ferez à São Félix, vous rencontrerez des gens aussi sympas qu'à Cachoeira...

lundi 13 avril 2009

São Francisco do Paraguaçu

Le Recôncavo réserve toujours plein de surprises à qui prend le temps de le découvrir.
Le couvent Santo Antônio situé à São Francisco do Paraguaçu (dans le district d'Iguape - Commune de Cachoeira) en est une.
Bien qu'un peu délabré, sa situation au bord du rio Paraguaçu fait de ce couvent une destination bien sympathique pour une excursion à partir de Cachoeira.



Comme c'est jour de marché à Cachoeira, nombreux sont les habitants du district d'Iguape qui prennent le bus pour aller se ravitailler dans la "grande" ville.
Aujourd'hui, un collectionneur de balais est visiblement allé faire ses courses.


Pour rejoindre Iguape, la route devient rapidement un chemin de terre, relativement "tape-cul".
On y croise des coupeurs de canne avec leurs grands couteaux, on se croirait dans le film "Eu, tu , eles" (en vf : la vie peu ordinaire de dona linhares).
Il parait qu'il vaut mieux éviter de fréquenter cette route la nuit, on veut bien le croire...


Des nouveaux voisins à l'arrière du bus...



La ville de Santiago d'Iguape, qui a eu son quart d'heure de célébrité en France puisque l'émission "fourchette et sac à dos" lui a consacré quelques minutes.
Pour les fans de l'émission, c'est là que Julie Andrieu a appris à faire la moqueca.
L'église "Matriz" (que l'on voit sur la photo) est située au bord de la rivière, mais il vous faudra regarder l'émission pour juger de la beauté de ce spectacle car l'auteur de ce blog n'a pas cru utile de vous en faire un cliché (enfin, c'est l'explication officielle).


Arrivée à São Francisco : Il est environ 13h et on ne peut pas dire que la ville déborde d'activité !
Pour plus d'infos (en portugais) sur la ville : http://www.faced.ufba.br/~bibjas/sao_francisco1.html


D'accord : j'ai peut-être jugé trop hâtivement !


Le Rio Paraguaçu, objectif de la ballade !
L'activité principal du village est, on l'aurait deviné, la pêche artisanale.
Note : Sur l'autre rive, il y a la ville de Maragojipe. Il paraît qu'on peut la rejoindre en bateau à moteur.



Le fameux couvent Santo Antônio serait le premier couvent franciscain du Brésil.
Cet ensemble architectural, l’un des plus anciens de Bahia, date du 17ième siècle et se situe sur un emplacement qui a vu défiler bien des pages de l'histoire de cet état (lutte entre les indiens et les portugais, lutte entre les portugais et les hollandais).


Des personnages énigmatiques : est-ce une représentation des premiers occupants de la région ?

dimanche 5 avril 2009

Cachoeira - le rio Paraguaçu à 5h55 du matin


La Fraternité de la Boa Morte; exemple de la grande richesse culturelle du syncrétisme religieux bahianais.

(Texte et photos de Lise Lobo - Traduction du post précédent)



La Ville de Cachoeira (Bahia) préserve dans ses murs une des manifestations les plus riches du Brésil ; La Fête de la Boa Morte (la Bonne Mort). Une fête célébrée par des femmes adeptes du candomblé, mais dans des lieux de culte catholiques.


Cette célébration a commencé à l’époque du mouvement abolitionniste.
Aujourd'hui encore elle garde ses traits caractéristiques, marqués par la souffrance d'un peuple qui a combattu pour obtenir sa liberté, qui a résisté et s'est rebellé contre les souffrances imposées par le régime esclavagiste, allant du travail forcé aux punitions et aux mutilations.
Le sens donné à cette célébration est donc rigoureusement le remerciement à Notre Dame, pour une liberté retrouvée après beaucoup de sacrifices.


La Fraternité de la Boa Morte se compose exclusivement de femmes, en règle générale agées de plus de 40 ans et descendantes d'esclaves.


Les soeurs se consacrent corps et âme à leur dévotion envers Notre Dame. Pour elles, la préparation et la tenue de la fête de la Boa Morte constitue un devoir, une obligation qui doit être accomplie chaque année (vers le 15 Août), pour tenir la promesse faite par leurs ancestres.


Les cérémonies se caractérisent par leur extraordinaire richesse, en commençant par les costumes spéciaux et les bijoux portés par les femmes, jusqu'aux dîners offerts à la maison de la Fraternité et à la samba-de-roda.
La programmation de la fête est pleine d'événements, ceux-ci toujours suivis par une foule de touristes, dévots, curieux, cachoeiranos,.. et les médias locaux.
Elle inclut notamment la confession dans la Cathédrale (ou “Matriz”), un premier défilé en hommage au décès de Notre Dame, une Veillée, un dîner, un second défilé représentant l'enterrement de la Sainte. Ensuite, est célébrée l'ascension de Notre Dame, suivi d’un troisième défilé et d'une messe dans la Cathédrale.


Ce sont des événements indescriptibles, chargés de foi et de dévotion. Tradition qui pourra, on l’espère, se perpétuer longtemps.
http://pt.wikipedia.org/wiki/Irmandade_da_Boa_Morte

Irmandade da Boa Morte; grande riqueza cultural do sincretismo religioso

(Texto & Fotografias de Lise Lobo)






A Cidade baiana de Cachoeira preserva em suas ruas uma das manifestações mais ricas do País; A Festa da Boa Morte. Uma festa feita por mulheres de candomblé, mas num cenário católico.





Celebrada desde os primórdios do movimento abolicionista. Ainda hoje ela preserva seus traços característicos e particular, marcados pelo sofrimento de um povo que lutou para alcançar a sua liberdade, que resistiu e se rebelou contra os sofrimentos impostos pelo regime escravagista, desde a jornada de trabalho nas senzalas aos castigos e mutilações. E é justamente este o significado da comemoração, o agradecimento a Nossa Senhora, pela liberdade conseguida com muita dificuldade.



A Irmandade da Boa Morte é composta unicamente por mulheres, geralmente acima de 40 anos e descendentes de escravos. As irmãs se dedicam de corpo e alma à devoção de Nossa Senhora e têm a concretização da festa como um dever, uma obrigação que deve ser cumprida todo ano, para pagar a promessa feita pelos seus ancestrais.



As cerimônias são carregadas de extraordinária riqueza, desde os trajes especiais e jóias que as mulheres usam a cada dia, até as ceias oferecidas na casa da irmandade e o samba-de-roda.



A programação da festa é cheias de acontecimentos, estes sempre envoltos de turistas, devotos, curiosos, imprensa, cachoeiranos. Inclui a confissão na Igreja Matriz, um cortejo representando a morte de Nossa Senhora, uma vigília, ceia e uma procissão do enterro da santa.
Depois, é celebrada a ascensão de Nossa Senhora, seguida de procissão e de uma missa na Igreja Matriz da cidade.


São acontecimentos indescritíveis, carregado de fé e devoção. Tradição que deve perpetuar por muitos e muitos anos.
http://pt.wikipedia.org/wiki/Irmandade_da_Boa_Morte

mardi 31 mars 2009

Une ballade à Cachoeira (3/3)






une ballade à Cachoeira (2/3)

Cours de Capoeira


Exemple de syncrétisme religieux




Le marché de Cachoeira, qui a lieu les Mercredis, Vendredis et Samedis est la grosse attraction de la ville, c'est un spectacle qui se renouvelle en permanence.
On y trouve - pour une poignée de reais (c'est à dire pour moins d'un euro) - des fruits plus tentateurs les uns que les autres.




Une ballade à Cachoeira (1/3)


Cachoeira est la perle du Recôncavo baiano, cette région située autour de la Baie de tous les Saints, qui est a été un des centres historiques de production de la Canne à Sucre.
http://pt.wikipedia.org/wiki/Cachoeira_(Bahia)

Cette ville de 30,000 habitants, située à environ 120 km de Salvador, a sû préserver son caractère singulier qui en fait un des endroits les plus attachants de Bahia.
En effet, Cachoeira semble "hors du temps" : elle a gardé des édifices coloniaux imposants et regorge d'églises baroques qui peuvent - presque - soutenir la comparaison avec ceux du Pelourinho.
Eglise "Nossa Senhora da Conceiçao do Monte" (Igreja do Monte)


Mais la beauté de Cachoeira ne réside pas seulement dans son patrimone architectural, c'est en effet une des villes où la culture afro-brésilienne est la mieux préservée.
Ainsi, Cachoeira est considérée comme le berceau de la Samba de Roda et est également un des hauts lieux du Candomblé.

Eglise "da Ordem Terceira do Carmo"



Cachoeira a eu la chance d'être bien déservie au niveau des transports, que cela soit par la route, la voie ferrée et la voie fluviale.
Aujourd'hui, les trains qui s'y arrêtent ne sont plus que des trains de marchandises et il n'y a plus de bateaux la reliant à Salvador... C'est sans doute celà qui explique son coté assoupi...

mercredi 25 mars 2009

Olinda, une ville à l'heure du carnaval


Quand approche le carnaval, les rues d'Olinda retrouvent leur parure de fête.
Les murs sont décorés aux couleurs des différents "blocos" du Carnaval et les guirlandes viennent squatter les fils électriques afin de pouvoir se balancer aux sons du frevo, du maracatu, des afoxés,...





dimanche 22 mars 2009

Les 60 ans des "fils de gandhi"

Cette année, à Salvador, on commémorait le 60ième anniversaire du bloco "les fils de gandhi" (en V.O : filhos de gandhy - http://www.filhosdegandhy.com.br/index.html), célèbre pour ses couleurs bleu et blanc (en hommage à l'orixa Oxalá).
C'était vraiment difficile de ne pas le savoir !






A l'intérieur du Carnaval de Salvador (3/3)

17h45 : "Vai buscar Dalila, vai buscar Dalila ligeiro LigeiroLigeiroLigeiro Hem hem hem hem ô Hem hem hem hem ô"
Eh oui, ce qu'il y a de sympa dans les Trio Eléctrico, c'est que pour tenir 7 heures de défilé, ils sont obligés d'avoir un répertoire imposant et d'inclure non seulement leurs chansons mais également les autre succès du Carnaval de l'année, ainsi que ceux des années précédentes...
Les 2 méga-succès de cette année sont "Dalila" une chanson de Carlinhos Brown, chantée par Ivete Sangalo et "Beijar na Boca" chantée par la chanteuse Claudia Leitte (tellement envahissante qu'elle a même trouvé le moyen de squatter cette photo ! cherchez bien !)




18h30 : Voila l'heure de répondre à une question essentielle : comment fait-on pour faire pipi pendant le carnaval ? ce n'est pas une question anodine, vu le nombre de bières ingurgitées...
Plusieurs réponses possibles :
a/dans la rue : apparemment c'est la solution préférée de la majorité
b/dans un bar, un restau : il faut néanmoins payer quelques reais (on vous le rappelle à l'aide de pancartes bien éloquentes)
c/ si vous êtes Folião d'un Trio, il vous reste heureusement une autre solution, le "carro de apoio", en queue de cortège, où tout est prévu pour vous ! il faut un peu faire la queue et être capable de monter et descendre d'un camion en marche, mais à part ça, pas de problème.
Allez, une dernière bière avant d'y aller ?




18h40 : sans doute des adeptes du "kuduro", ce nouveau rythme qui vient d'Angola et a fait fureur au carnaval de Salvador cette année.




19h10 : les "filhos de gandhi" commençent à investir la ville.
Il se trouve que c'est le 60ième anniversaire de ce "bloco", une des plus prestigieux du Carnaval (voir http://blogdomolu.blogspot.com/2008/02/hommage-aux-fils-de-gandhi.html) et qu'en plus il défile au même moment.
On dit qu'il y a cette année 10.000 "filhos de gandhi", dont peut-être 20% suivent vraiment le défilé du "bloco" au son des afoxés, tandis que les 80% restants ont acheté la panoplie pour "se montrer" et notamment séduire un maximum de femmes (une des prérogatives du "bloco").
Les voila donc, avec leur colliers de pacotille et leur parfum bon marché, en train de faire une "haie d'honneur" (honneur, mon c..!) à notre "bloco".

C'est plus que jamais le moment de surveiller nos femmes, fiancées, petites soeurs,...





19h30 : on n'est même pas à mi-défilé et on n'est pas loin de déclarer forfait.
Il y a maintenant un embouteillage de blocos et, en fait, c'est bien plus fatigant de ne pas avancer que de sauter sur place !
Et si on s'esquivait ? après tout, il reste encore 2 jours de carnaval à tenir...




20h : la ville est complètement submergée par un raz-de-marée blanc et bleu - danger maximal ! on prend ostenciblement sa moitié par la main pour montrer qu'elle n'est pas une "proie potentielle".



21h20 : C'est pas le tout, mais après toutes ces émotions, il est temps de restaurer et il n'y a pas de meilleur endroit à Salvador que "l'Acarajé da Dinha" (au Rio Vermelho) pour se poser et apprécier un peu de calme...
Pendant ce temps-là, sur les avenues de Salvador, la folie continue...

mardi 17 mars 2009

A l'intérieur du Carnaval de Salvador (2/3)

16h10 : Alors que l'immense Trio Eléctrico se met en branle, il n'est pas trop tard pour se refaire une beauté.



16h25 : ça y est! c'est parti ! Pour les plus braves, ça va durer près de 7 heures !
Le plus frustrant, c'est qu'on va rester tout ce temps-là derrière le Trio Eléctrico, et donc on ne reverra plus de l'après-midi Alinne Rosa la chanteuse du groupe...






16h35 : C'est déjà l'extase parmi les Foliões!
On n'a plus qu'à se mettre au diapason et à se transformer en pois sauteur, tout en maintenant une distance de sûreté avec la sono. Sinon, attention à la perte de quelques points d'audition !





17h10 : premier passage davant un Camarote (de cette taille, en tout cas !)
Ce n'est pas le moment de mollir et une petite "cerveja" va nous donner encore plus d'énergie !





17h15 : coucou les filles ! alors, ça vous plait le carnaval ?



17h25 : le grand moment de la journée ! le passage devant les télés et radios qui diffusent pour la plupart le défilé en direct !
C'est le moment de vérifier la prédiction d'Andy Warhol sur le quart d'heure de célébrité de chacun....
Donc, on saute de plus en plus haut, on fait des têtes rigolotes, ou des chorégraphies de groupe, sans oublier de bien repérer les caméras, de sélectionner les télés d'obédience nationale et on espère que sa maman est devant sa télé, en train de regarder la bonne chaîne !



17h30 : c'est vrai que ça a un coté sympa de défiler devant des foules en délire ! Aujourd'hui, c'est MA journée parce que JE LE veux (vaux) bien.
Et tant pis si on n'est qu'une fourmi parmi 3000 !


La même scène en version filmée :
(A suivre)

dimanche 15 mars 2009

A l'intérieur du Carnaval de Salvador (1/3)

Le Carnaval de Salvador 2009 comme si vous étiez : un reportage exclusif !
Voici donc, contée avec moults détails, la journée du dimanche 22 Février.


8h45 : plage d'Itapua - la météo de ce dimanche est très incertaine. Et si la journée était complétement foutue ? Angoisse...



10h48 - prés de l'Aeroclube (en bord de mer)
Les bahianais se livrent à leur sport habituel des matins de carnaval : la chasse à l'Abadá (voir glossaire), au prix le moins cher possible.
On peut acheter en avance les fameux Abadás sur internet ou dans les centres commerciaux mais c'est bien plus rigolo d'envisager le marché noir, en spéculant sur une baisse spectaculaire des prix à quelques heures du départ du Trio Eléctrico.

L'Abadá peut atteindre des prix mirifiques (800 reais pour "Chiclete com Banana", 1 euro = 2,75 reais environ), mais il en reste heureusement à des prix plus abordables.
Ce ne sera malheureusement pas le cas du "Bloco Eva" - à 300 reais minimum - et il faudra se contenter de "Cheiro d'Amor" - à 120 reais !




15h10 - point de départ du circuit OSMAR ( Campo Grande - Avenida)
Selon le programme officiel, le "Bloco Eva" (snif !) doit partir à 14h et le "Bloco Cheiro" à 14h30.
Comme nous sommes à Bahia, ces horaires sont plus que théoriques... mais on ne s'ennuie pas pour autant.
Les vendeurs de boissons en tous genres occupent le terrain !



15h25 : le cortège du "Bloco Eva" (un des plus en vue cette année) s'ébroue.
On lui dit "au revoir" : à l'année prochaine ?





15h45 : les "foliões" de tous les "blocos" de l'après-midi ont déjà convergé vers le point de ralliement.



15h55 : le départ du "Bloco Cheiro" est imminent.
Le personnel qui maintient la fameuse "corda" profite d'un dernier instant de détente, avant d'affronter la terrible "pipoca" !





15h57 : des "foliões" du Bloco "E Massa", apparemment super motivés pour 7 heures de défilé. ..



16h00 : les premiers "filhos de Gandhi" arrivent sur l'avenue !
C'est marrant, ils ont encore tout plein de colliers !



(A suivre)

Glossaire :

Abadá : chemise qui permet de suivre toute la journée un "Trio Eléctrico" à l'intérieur d'un périmètre de sécurité délimité par une corde ("a corda") tenue par le personnel de sécurité, et d'être à l'abri de la bousculade et autres désagréments du carnaval de Salvador.
Camarote : l'autre façon de suivre le carnaval de façon "tranquille", dans des espaces situés le long du circuit des "Trio Eléctrico", généralement surélevés.
il faut bien sûr payer (et c'est pas donné !) pour en être, et on achète une chemise qui permet de rentrer dans le camarote et de profiter des prestations annexes (nourriture, boisson,...à volonté)
Foliões : ceux qui suivent le "Trio Eléctrico", vétus du fameux "Abadá"
Pipoca : dans le jargon du carnaval, c'est la seule façon de suivre un "Trio Eléctrico" pour ceux qui n'ont pas acheté le fameux Abadá - ça bouge sacrément, à déconseiller aux âmes sensibles !
Trio Eléctrico : C'est une invention bahianaise; Un T.E est un camion géant avec une sono non moins imposante, sur lequel sont juchés des musiciens. Chaque vedette bahianaise (Daniela Mercury, Ivete Sangalo, Claudia Leite,...) a son propre Trio.
Durant le Carnaval, les Trios défilent à Salvador sur les grandes avenues (il y a 2 circuits nommés Dodo et Osmar, du nom des précurseurs des Trios) pendant des heures.

vendredi 13 mars 2009

As virgens do bairro novo


Ce blog vous avait déjà présenté "As virgens de verdade" : un des "blocos" les plus irrévérencieux du Carnaval d'Olinda.




Cette fois-ci, nous vous présentons "As virgens de Bairro Novo" qui perpétuent depuis 53 ans la même tradition d'hommes déguisés en femmes.











Ce bloc a défilé à Olinda le dernier dimanche avant le carnaval.
Délire garanti !

Par contre, ne me demandez pas de choisir mon camp entre les blocs rivaux ! ça serait trop cruel...