dimanche 9 mars 2008

Susheela Raman (le 08/03/08)

Dans le cadre du "festival Au féminin à la Goutte d'Or", Susheela Raman (http://www.susheelaraman.com/) a donné 2 concerts parisiens à l'espace Fleury (18ième) le 7 et le 8 Mars.
Ce n'est (presque) plus la peine de présenter Susheela Raman qui jouit en France d'une certaine notoriété, ceci depuis 2001 et son magnifique premier album "Salt Rain" (vrai succès dans l'hexagone avec 200 000 exemplaires vendus).
(néanmoins, pour ceux qui veulent tout savoir: http://en.wikipedia.org/wiki/Susheela_Raman)





La belle chanteuse anglo-indienne d'origine tamoule incarne une fusion réussie de la musique traditionnelle de l'Inde du sud et des sonorités occidentales. Avec son dernier album "33 1/3" elle a légèrement changé de registre en rendant hommage au rock des années 60-70 et a montré un éclectisme et un bon goût certains en reprenant notamment Jimi Hendrix, le Velvet Underground, Bob Dylan mais aussi des artistes plus méconnus du grand public tels que Captain Beefheart et Can.
Cet album, plus dépouillé et moins séduisant à la première écoute que les précédents n'en constitue pas moins un belle réussite.
Il marque aussi une certaine émancipation de Susheela et de son mari/producteur/guitariste Sam Mills car c'est le premier album sur leur propre label.





Ces concerts à l'espace Fleury ont permis à Susheela (allez, un peu de familiarité) de réconcilier les deux facettes de son oeuvre (les reprises rock et le répertoire indien traditionnel).
Et avec quel brio ! Je crois que je n'avais jamais vu une chanteuse avec autant de qualités scéniques réunies.
Susheela R. a une présence scénique impressionnante, aussi à l'aise pour chanter, pleine de recueillement, un chant religieux tamoul qu'une reprise allumée, au bord de la transe, de "Voodoo Chile". Elle s'incarne successivement en Abida Parveen puis en Tina Turner. On croit voir une prétresse de Kali puis un derviche tourneur. Par dessus tout, sa voix est au-delà de ce qu'on peut imaginer sur disque, grave et puissante, avec une technique impressionante. Bref, que dire de plus....
Si elle devenait gourou, on pourrait se retrouver dévot en moins de temps qu'il faut pour le dire...
Plus sérieusement, l'auteur de ces lignes guette déjà fébrilement la date de son prochain passage parisien.



En attendant : Namasté Mrs Raman, euh... pardon, ne parlons pas hindi mais tamoul: Vanakkam Mrs Raman !

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